« PRIME PEPA » OU UNE RECONNAISSANCE BIEN MÉRITÉE

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« PRIME PEPA » OU UNE RECONNAISSANCE BIEN MÉRITÉE

Présents·es en direct avec les patients·es au fauteuil ou à l’accueil où il faut les rassurer, les apaiser, voire les calmer ; les salarié·es des cabinets dentaires voient en plus leur charge de travail augmenter du fait, entre autres, des mesures d’hygiène drastiques qu’il faut mettre en place dans le cabinet.

On sait de plus, que la COVID 19 se transmet principalement par la salive ce qui expose les personnels des cabinets dentaires à un risque potentiel non négligeable.

N’est-il pas, dans ces conditions, des plus légitimes de revendiquer une reconnaissance ? Existe-t-il des solutions pour la concrétiser ?

Vous avez certainement entendu parler de la prime, annoncée par les pouvoirs publics, concernant le personnel soignant. A ce jour, les salarié·es d’un cabinet dentaire ne font pas partie du personnel bénéficiaire de cette prime.

Cependant, vous pouvez prétendre à la Prime Exceptionnelle de Pouvoir d’Achat (PEPA) appelé aussi « prime Macron », même si c’est au bon vouloir de l’employeur, vous pouvez négocier avec lui.

Voici ci-dessous les éléments nécessaires à votre connaissance pour lui en parler.

L’ordonnance n° 2020-385 du 1er avril 2020 assouplit les conditions de versement de la Prime Exceptionnelle de Pouvoir d’Achat prévues à l’article 7 de la loi n°2019 -1446 du 24 décembre 2019 :

Reporte la date limite de versement de la prime du 30 juin au 31 août 2020.

Permet à toutes les entreprises de verser cette prime exceptionnelle exonérée de cotisations et contributions sociales et d’impôt sur le revenu. Plafonnée à 1 000 euros, les entreprises mettant en œuvre un accord d’intéressement, peuvent la porter jusqu’à 2 000 euros.

Établit un nouveau critère de modulation du montant de la prime qui pourra être retenu par accord collectif ou décision unilatérale de l’employeur mettant en œuvre cette prime.

Il sera désormais possible de tenir compte des conditions de travail liées à l’épidémie. Ce critère permet de récompenser plus spécifiquement les salariés·es qui travaillent pendant l’épidémie de covid-19. Ce qui ne signifie pas, que pendant le confinement, mais pendant toute la durée de la crise sanitaire à laquelle correspond l’état d’urgence sanitaire soit jusqu’au 10 juillet 2020.

Voici une foire aux questions du ministère du Travail relative à cette prime.

Pour mémoire, les critères déjà autorisés pour la modulation sont :

  • La rémunération,
  • Le niveau de qualification ou de classification,
  • La durée de présence effective les 12 derniers mois et la durée de travail prévue au contrat.

 Attention : seuls·es les salariés·es dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC sont éligibles à cette prime.

 Florence Maury Secrétaire Fédérale